Les premières années
de René Anchierri
1905-1920
René Anchierri naît le 12 février 1905 à Annecy, de Michel Anchierri-Piazza (1877-1962) et Marie Duchene (1878-1953), dont le père était instituteur et maire de la commune de Cran-Gevrier (Haute-Savoie).
La famille, originaire de Vila d’Ossola dans l’actuel Piémont italien, vit principalement à cette époque, du travail de la terre.
L’un d’eux, Giuseppe Anchierri, au début du XIXème siècle, vient travailler quelque temps à Ferrières, village proche d’Annecy, pour produire du charbon. Sa descendance le rejoint quelques années après.
Le patronyme Piazza, qui était accolé à Anchierri, purement Italien, a été gommé par Michel, père de René.
On retrouve dans l’état-civil, ainsi que l’armée, l’enseignement et toute autre administration le nom complet d’Anchierri-Piazza, tandis que les papiers professionnels, familiaux ou la correspondance ne comportent que le premier, ce qui a complexifié nos recherches.
Ses parents sont tous deux instituteurs, situation plutôt rare à l’époque, ils deviendront respectivement directeur et directrice des groupes scolaires primaire et maternelle de l’école Jules Philippe d’Annecy.
René et son jeune frère Lucien né en 1911, vont recevoir une éducation classique très complète et un éveil aux pratiques artistiques qu’ils exprimeront plus tard chacun de manière différente.
René se dirigera vers un métier artistique, et Lucien vers une carrière d’ingénieur des Eaux et Forêts.
Le jeune René obtient son certificat d’études en juin 1917 à l’âge de 12 ans, avec une mention pour le dessin. Il développe également très tôt une passion pour l’observation de la nature, l’étude et la collecte de plantes, l’herboristerie, suivant les pas de son père dans les montagnes de Savoie.
Il envoie régulièrement des ballots contenant des plantes (racines de valériane, bulbes de colchique,…) à un grossiste en herbes et drogues de Lyon “De Poumeyrol et Travi”, ce qui lui permet de toucher régulièrement de petites rétributions. (voir ici une facture d’herboristerie)
En 1918, il intègre l’Ecole Préparatoire Supérieure aux Arts et Métiers, au Lycée Claude-Louis Berthollet d’Annecy. C’est là qu’une rencontre va infléchir le cours de sa vie de manière définitive.





