Maurice Jacquet, l’héritier novateur

 (1921-1956)

Parmi tous ceux qui ont animé l’Atelier Jacquet à travers ses plus de 40 années d’existence, Maurice Jacquet reste l’un des plus prolifiques mais également des plus novateurs.

Il est né le 8 novembre 1921. Il fait ses études au Lycée Berthollet d’Annecy jusqu’au baccalauréat. Sa santé fragile ne lui permettant pas de poursuivre ses études, il intègre l’atelier paternel.

Il se marie en 1943, de cette union est née une fille Annette mais le couple se sépare peu après.

Il va se révéler être un excellent tourneur, et met ses talents de dessinateur au profit des décors de plats et vases.
Son père dira de lui plus tard à un journaliste, en évoquant son atelier :  “tourneur habile, il en était le grand animateur”.

pied de lampe Maurice Jacquet Annecy

Les œuvres de ses débuts, dans la deuxième moitié des années 30, sont signées de son patronyme en toutes lettres M. Jacquet, à l’instar de la signature de son père.

Puis il adopte lui aussi un monogramme et signe de deux façons différentes, soit à l’engobe, soit avec un tampon MJ, souvent accolé au tampon PJ de son père :

pied de lampe Maurice Jacquet Annecy

Vases signés MJ, dont un intéressant vase à coulures pour lequel Maurice a su exprimer le potentiel décoratif (ci-après)

Les œuvres que l’on peut lui attribuer de manière certaine sont peu nombreuses, pour autant sa production et son activité sont importantes au sein de l’atelier.
On peut supposer, que comme pour René Anchierri dans les années 20, Paul Jacquet n’a pas souhaité que Maurice utilise sa propre signature au sein de son atelier.

Dans les pas de son père, il mène également des recherches sur les formes, les engobes, les techniques de cuissons, et les décors bien sûr.

Il développera un style Art déco très reconnaissable dans sa stylisation, plus graphique, mais également des essais dans d’autres directions, tels ces pièces en grès à coulures.

De santé fragile, Maurice Jacquet décède le 11 janvier 1956, à 35 ans, d’une infection cardiaque.
Avec sa disparition, l’espoir d’une transmission de son entreprise s’éteint également pour Paul Jacquet, très touché par ce décès.
L’atelier fonctionnera désormais avec son unique ouvrier Emile Grillet, capable d’occuper les différents postes de fabrication.

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