The different signatures
dans l’Atelier Jacquet

Dans l’Atelier Jacquet, les signatures des céramiques varient en fonction des époques et sont, la plupart du temps, apposées par les décorateurs.

Signatures avec le nom

Si l’on prend comme référence celle qui apparaît sur quelques rares oeuvres antérieures aux années 20 (ci-dessous), les différentes signatures de son nom ou avec différents types de monogrammes sont apposées par ses ouvriers, en particulier par les décorateurs, René Anchierri en tête, pendant ces années-là.
Il est maintenant établi que Jacquet ne tournait pas, ou peu, et avec son travail d’instituteur sur deux communes, était souvent absent de l’atelier.

Il lui a rapidement été nécessaire de mettre au point des signatures identifiables et reproductibles aisément.

C’est également la raison pour laquelle cette signature évoluera plus tard vers un tampon, une solution plus pratique, en particulier pour la production importante de petites pièces.

Signature Jacquet en toutes lettres :

Il est difficile, voire impossible dans l’état actuel de nos connaissances, de savoir à quel moment précisément Anchierri commence à revendiquer ses créations au sein de l’atelier. Mais il est assez logique de supposer qu’il s’est senti autorisé officiellement à le faire à son retour de l’armée en novembre 1925, constatant le succès que Jacquet avait obtenu à l’exposition universelle avec ses propres réalisations.

Il existe enfin également une autre signature en toutes lettres, légèrement différente en cela qu’elle comporte un a en caractère d’imprimerie aisément reconnaissable qui correspond aux modèles entièrement imaginés et réalisés par Anchierri pour l’atelier Jacquet.

Les vases qui portent cette signature (a en caractère d’imprimerie) sont pour la plupart des pièces uniques de grande taille (20 à 40 cm) cuites dans le grand four d’Orléans, nous en publions d’autres exemples dans le chapitre suivant. (voir L’Atelier des 4 chemins 1925-1939) :

Ici, un vase à la signature au a d’Anchierri, re-signé à la peinture sur la panse (flanc du vase)

Signatures au monogramme

Jacquet utilise le monogramme rond avec lequel il signait ses œuvres en bois gravé d’avant 1920, et l’adapte pour les poteries. Ces vases font partie de sa première période de production.

 

Puis ce monogramme évolue, il est stylisé en carré avec deux initiales entre crochets.

On retrouve sur ce triptyque de vases et cache-pots des variantes de l’utilisation du monogramme, avec et sans crochets.

Rares vases avec signature au double monogramme encadré, AR (Anchierri René) et PJ (Paul Jacquet) :

Signatures incisées

Les signatures incisées en toutes lettres, sont très rares avant guerre.
C’est Emile Grillet qui introduit cette méthode dans l’atelier, en marquant la terre avec un objet pointu.

Ce sont les signatures dites « à la lime », accompagnées parfois du tampon PJ, qui vont perdurer jusqu’à la fin de l’atelier.

Signatures au tampon

Le tampon en creux avec le monogramme carré apparaît également dès le milieu des années 20, même s’il a pu évoluer plus tard en taille, on en trouve trace sur des oeuvres précoces, voir ci-dessous cette curieuse triple signature au monogramme avec le a d’Anchierri accompagné de deux signatures au monogramme dont une assez grossière à l’engobe.

La signification de cette superposition de signatures, qui est assez courante chez Jacquet, reste à éclaircir, intervenants multiples, support promotionnel ?

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